Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Sidoli (passage de l'abbé Dominique)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
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  • Nature : Voie de communication (rue)
    Précision sur la nature du lieu : passage
  • Localisation : Le "passage de l'abbé Dominique Sidoli" est situé sur la rive gauche de la Maine, à l'ouest de la voie ferrée ; il joint la rue Pierre Loti à la rue des Mimosas.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : B 75
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AB

Données historiques

Histoire et archéologie

Né en 1785 dans le duché de Parme, Dominique Sidoli fut, quelque trente ans plus tard, contraint par l’agitation carbonari à s’exiler en France où il exerça le métier de colporteur. Passant par La Rochelle, il fut amené à s’y orienter vers la prêtrise. En 1823, il devint curé de Montaigu, jusqu’à sa mort, en 1857.

Il laissa le souvenir d’un saint homme, y compris auprès de "l’érudit local" anticlérical Charles Dugast-Matifeux qui a rendu un hommage condescendant à son désintéressement vis-à-vis des biens matériels. Une sculpture de l’artiste d’origine malinoise, Guillaume Grootaërs, orne sa sépulture dans le "cimetière Saint-Jacques"[1].

Cette sépulture du "Père Sidoli" a été l’objet d’une dévotion populaire : on y amenait les enfants qui tardaient à parler ou à marcher. Jusqu’à l’été 2014 et la restauration du "cimetière Saint-Jacques" par les services techniques municipaux, il en restait différents objets : ex-voto, chapelets, crucifix, cierges… disposés sur la tombe elle-même, ou attachés à la grille qui l’entoure[2]

Autres mentions

Au début de l’année 1830, avec les membres de la fabrique de la paroisse, Dominique Sidoli fit installer un orgue dans l’église de Montaigu ; c’était, à cette époque, l’un des trois à exister en Vendée, avec ceux de Luçon et de Bouin[3]

Illustrations

montaigu_sidoli_dominique_1.jpg

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En 2013, la tombe du "Père Sidoli" (1786-1857), curé de de Montaigu (1823-1857),
dans le
"cimetière Saint-Jacques", et quelques-uns des objets qui y étaient déposés en ex voto ;
et sa tombe restaurée, en 2015.

[1]

Mignen (Gustave), Paroisses, églises et cures de Montaigu (Bas-Poitou), 1900, p. 129. Guillaume Grootaërs (1816-1882), d’origine belge par son père, devenu par mariage propriétaire de la Roche-Thévenin sur La Guyonnière, était né à Nantes ; depuis quelques années, ses œuvres bénéficient de l’inattendu regain d’intérêt pour l’art du milieu du XIXe siècle.

 
[2]

Entretiens en 2012 avec Denise Favreau-Bourquie (1920-2015), ayant toujours vécu à Montaigu ; relevés sur le terrain.

 
[3]

Délibération du conseil municipal de Montaigu du 22 mars 1830 (Arch. dép. de la Vendée : 146 R3).

 

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