Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Soupirs (allée des)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

Anglais (allée de l’) source : "L'allée des Soupirs" fut aussi appelée "l’allée de l’Anglais" (ou "allée de l’Anglé").


Nature(s) du lieu

Catégorie : Végétation Masquer
Titre Image
  • Nature : Végétation
    Précision sur la nature du lieu : allée-promenade
  • Localisation : "L'allée des Soupirs" se situe le long de la Maine, entre "l’Anglais" et le "Château de Montaigu".
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : Section B
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AL

Données historiques

Histoire et archéologie

"L’allée des Soupirs", bordant la Maine, est un autre nom pour "l’allée de l’Anglais" allant de la prairie à la métairie du même nom. Comme ces dernières, elle était autrefois une dépendance du "Château de Montaigu".

"L’allée des Soupirs" est évoquée dans Montaigu, ville d'histoire, par Georges Laronze, pour souligner, après la Révolution et l’Empire, le manque d’attachement des Juigné, derniers seigneurs de Montaigu, pour ce qui y restait de leurs possessions d’autrefois : que ce soit pour les vestiges du Château, pour les anciennes halles médiévales, ou encore pour cette promenade pleine de charme le long de la Maine et proche du Château… Selon lui, ils se sont seulement efforcés d’en tirer le meilleur prix[1].

En 2012, cette ancienne allée avait perdu le charme qu’elle pouvait avoir eu quelque deux siècles et demi plus tôt. Son accès était devenu confidentiel. Ses arbres, hors d’âge, et qui auraient dû être coupés et remplacés depuis bien longtemps, s’effondraient les uns après les autres. Mais le site n’avait pas bougé et ne demandait qu’à retrouver son identité d’autrefois…

Quant à son nom "d’allée des Soupirs", tout droit venu d’avant la Révolution, certains veulent y voir le résultat localement d’une influence rousseauiste. Ce qui est possible. Le marquis de Juigné a rencontré Jean-Jacques Rousseau au début des années 1770, faisant partie des milieux qui le recevaient, et il est nommément cité par celui-ci à la toute fin des Confessions.

 

 

Illustrations

montaigu_soupirs.jpg

montaigu_soupirs.jpg


En 2012, dans la broussaille, vers 1910 sur une carte postale, 
et autour de 1835-1840 sur une lithographie réalisée à partir d’un dessin d’Armel de Wismes :
l’allée menant le long de la Maine, de la prairie de l’Anglais à la métairie du même nom.
C’est très probablement la promenade à laquelle on donnait le nom "
d’allée des Soupirs",
dans les années précédant la Révolution.

[1]

Laronze (Georges), Montaigu, ville d'histoire (IVe-XXe siècle), 1958, p. 109.

 

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