Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Poiré-sur-Vie, Le > Tasse aux Trois Curés (la)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Graphies connues

La fosse des Brandes source : ...selon la 2e feuille de la section G du plan cadastral de 1836 du Poiré, qui concurremment donne à cette petite mare les deux noms de "Tasse aux Trois Curés" et de "Fosse des brandes".


Nature(s) du lieu

Catégorie : Hydronymie continentale Masquer
Titre Image
  • Nature : Hydronymie continentale
    Précision sur la nature du lieu : ancienne mare
  • Localisation : La "Tasse aux Trois Curés" se trouve à la rencontre des limites des communes Poiré-sur-Vie, de La Genétouze et d’Aizenay.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales napoléoniennes : G 978
    • Coordonnées cadastrales modernes : section YW

Données historiques

Histoire et archéologie

La "Tasse aux Trois Curés" ou "Fosse des brandes" n’était autrefois qu’un simple élargissement du "Courtin" (ou "Cortin"), ruisseau qui en cet endroit proche de sa source n’est constitué que d’un filet d’eau.

En 2016, la "Tasse aux Trois Curés" : au point de rencontre
des limites des trois communes du Poiré, d’Aizenay et de La Genétouze ;
et sur les cartes de l’IGN,
où elle est nommée pléonastiquement 
"la Fosse de la Tasse aux Trois Curés".


Depuis des siècles, c’est là que se trouve le point de rencontre des limites des trois paroisses[1], puis communes, du Poiré, de La Genétouze et d’Aizenay, d’où son nom.

Dans les années 1980, les travaux de remembrements ont fait perdre dans cette partie de son cours tout caractère naturel au ruisseau. La mare dite "la Tasse aux Trois Curés" n’est désormais plus qu’un souvenir.

 

Autres mentions

"Curé" était le titre donné au prêtre responsable d’une paroisse. Il pouvait être assisté, ou non, d’un ou plusieurs prêtres : ses "vicaires".

C’est en tant que paroisses que Le Poiré, La Genétouze et Aizenay sont le plus anciennement mentionnés (autour de l’an Mil). A leur origine, elles faisaient partie du diocèse de Poitiers, dont l’existence pourrait remonter au IVe siècle. Lui-même était partagé en "doyennés", tels ceux d’Aizenay et de Mareuil (pour Le Poiré et La Genétouze), dont l’importance, au fil du temps, finit par n’être plus qu’honorifique.

 

En 1317, ces "doyennés" furent inclus dans le diocèse de Luçon lors de sa création.

Ces découpages et regroupements avaient une fonction avant tout administrative Au début du XVIIe siècle – à une époque où la Réforme protestante qui, bien que localement très minoritaire, avait fait d’assez nombreux adeptes dans les milieux aristocratique et bourgeois – les évêques de Luçon s’efforcèrent d’améliorer les activités pastorales, liturgiques et spirituelles de leur clergé. Ceci aboutit à créer en 1668 des "conférences", réunissant chaque mois les prêtres de paroisses voisines pour une journée de discussion sur un sujet prévu et préparé à l’avance. La "conférence du Poiré" réunissait les prêtres du Poiré, La Genétouze, Aizenay, ainsi que ceux de Dompierre, Saint-André-d’Ornay, Mouilleron, Venansault, et de l’abbaye des Fontenelles[2]. Elles disparurent avec la Révolution, suite à laquelle les "paroisses" devinrent des "communes", groupées en "cantons" de taille proche de celle des "conférences".

En 1997, les subdivisions religieuses du diocèse de Luçon ont été modifiées avec la création de nouvelles paroisses basées sur les bassins de vie. Les anciennes paroisses du Poiré et de La Genétouze ont été regroupées, et celle d’Aizenay réunie à plusieurs du canton de Palluau. Un plus grand rôle a été donné aux "doyennés" qui, depuis le Concordat de 1801 correspondaient aux cantons, et un nouveau "doyenné d’Aizenay" a remplacé l’ancien doyenné-canton du Poiré et une partie de celui de Palluau[3].

 

Les anciennes subdivisions religieuses
sur une carte du
Pouillé de l'évêché de Luçon[4] :
avec "Petra-super-Rocam", paroisse du "Doyenné de Mareuil" (Decanatus Marolii)
voisin du
"Doyenné d’Aizenay" (Decanatus Asyani),
et, entourées de rouge, les sept paroisses et l’abbaye des Fontenelles
 qui, à partir de 1668, constituaient la
"Conférence du Poiré"[2].
On y remarque aussi le
"Landa blancha domus templi" :
l'ancienne commanderie du Temple de Lande blanche,
alors située sur la paroisse du Poiré.

Et la carte des trois paroisses constituant de 1997 à 2020
le fugitif nouveau
"Doyenné d’Aizenay"
[3],
avec les communes faisant partie de chacune d’elles.

 

Sources et références

[1]

Boutin (Hippolyte), Chronique paroissiale du Poiré-sur-Vie, 1907.

 
[2]

Chaille (Yves), "les Divisions ecclésiastiques de la Vendée en 1789", Revue du Bas-Poitou, 1967, p. 235-243.

 
[3]

Loizeau (Pauline) et Phelipot (Geneviève), Rendez-vous place de l’église, 2007, 430 p.

 
[4]

Aillery (Eugène), Pouillé de l'évêché de Luçon, 1860, 200 p., carte hors-texte.

 

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