Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Montaigu > Trastour (rue docteur Armand)

Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Voie de communication (rue) Masquer
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  • Nature : Voie de communication (rue)
  • Localisation : La "rue docteur Amand Trastour" est située à l'est de la route de Clisson.
  • Coordonnées
    • Coordonnées cadastrales modernes : Section AO

Etymologie

Cette rue porte le nom d'Armand Trastour (1802-1875), maire de Montaigu pendant trente ans, de 1837 à 1844 et de 1847 à 1870.

Données historiques

Histoire et archéologie

Armand Trastour (1802-1875), médecin, était issu d'une famille qui avait conforté sa fortune et son statut social grâce à la Révolution. Après avoir présenté sa thèse de doctorat (Dissertation sur l’avortement, 32 p.) en 1825 devant la faculté de Paris, il revint aux Essarts puis à Montaigu comme médecin, une tâche qui ne semble pas avoir été très prenante. Il s’y maria 1826 avec sa cousine germaine Georgette Trastour, et en fut maire de 1837 à 1844, comme son oncle et beau-père Etienne l’avait été de 1831 à 1832[1]. Il le sera de nouveau à partir de 1847.
Après avoir eu une réputation d’orléaniste[2], il se prétendit républicain convaincu en 1848. Cependant, en 1851, il se rallia sans état d’âme, au régime autoritaire de Napoléon III, ce qui renforça son statut de notable local, et de 1848 à 1870, il fut membre du Conseil général de la Vendée et un temps son président.
Quand le Second Empire s'écroula au début de septembre 1870, il fut lâché par ses amis politiques montacutains, tel que Charles Dugast-Matifeux, qui se découvrirent rétrospectivement un passé anti-bonapartiste. Il dut démissionner de ses fonctions de maire, qu’il laissa à son cousin Olivier-Jacques Fayau, mais conserva son poste de conseiller  municipal jusqu’à sa mort[3].
Son petit-fils Joseph Gaillard sera lui aussi maire de Montaigu, de 1902 à 1925, puis de 1930 à son décès, en 1934. Odette Gaillard, l’épouse de son arrière-petit-fils, sera en tant que telle à son tour conseillère municipale de 1945 à 1977.
Sous ses différents mandats, Armand Trastour fit construire des halles aujourd’hui disparues, l'église actuelle, la mairie, le remblai joignant la Vieille Ville au "faubourg Saint-Jacques" ; il fit aussi détruire le "Logis du Château", la crypte médiévale de la première "collégiale Saint-Maurice", la partie est des "douves intérieures", "l’église Saint-Jacques" et "l’église Saint-Jean", la "maison de la Sénéchaussée", les halles médiévales[4]... 

Illustrations

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Armand Trastour (1802-1875),
maire de Montaigu (1837-1844 et 1847-1870),
conseiller général de la Vendée (1848-1870),
et figure emblématique de la dynastie républicaine des Trastour,
qui a régné sur Montaigu entre 1794 et 1934,
et les blasons auxquels prétendait la famille Trastour
à la fin de l’ancien régime[1].

[1]

Enquêtes en 2014 auprès de l’association généalogique "Familles de Vendée". 

 
[2]

Sureté générale, Notices sur les notables du département, 1854-1855 (Arch. dép. de la Vendée : 4 M 399). 

 
[3]

Laronze (Georges), Montaigu, ville d'histoire (IVe-XXe siècle), 1958, p. 110. 

 
[4]

Bonetti (Philippe) et David (Abel), Montaigu, parcours historiques, 1998, p. 164 à 168.

 

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