Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire des toponymes

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Notice rédigée par : Maurice Mignet

Nature(s) du lieu

Catégorie : Hydronymie continentale Masquer
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  • Nature : Hydronymie continentale
    Précision sur la nature du lieu : cours d’eau
  • Localisation : "La Vie" traverse la commune du Poiré d’est en ouest, sur toute sa longueur.

Données historiques

Histoire et archéologie

La terminaison "-sur-Vie" du nom du Poiré ne date que de 1870. S’appelant Le Poiré-sous-la-Roche jusqu’au Premier Empire, il a dû suivre les huit modifications que le nom de La Roche a connues entre 1804 et 1870, au gré des changements politiques : Napoléon (ou Napoléon-Vendée), La Roche-sur-Yon, Bourbon-Vendée... Pour faire cesser ce va et vient de noms, fin 1870 / début 1871, on lui a ajouté celui du cours d’eau qui traverse son territoire dans sa plus grande largeur[1].

Le haut cours de "la Vie" sur les communes du Poiré et de Belleville,
la limite de son bassin-versant (trait rouge)[2],
les anciens moulins à eau (carrés rouges)[3],
et les noms de ses principaux affluents sur ces communes.
Le graphique du débit moyen mensuel de "la Vie"
mesuré de 1994 à 2017 au pont de la 
Chapelle-Palluau[4].

"La Vie" prend sa source à 78 m d’altitude, près du village du "Deffend" qui, jusqu’en 1850, se trouvait sur Le Poiré. Son bassin-versant couvre 780 km², et elle se jette dans l’océan Atlantique entre Saint-Gilles et Croix-de-Vie, après un cours de 62,27 km, et après avoir reçu comme principaux affluents : "le Jaunay" (45,52 km), "le Ligneron" (29,54 km) et "la Petite-Boulogne" (22,86 km). Son débit présente de fortes irrégularités saisonnières avec des étiages sévères. En 1966 un barrage a été établi à Apremont, créant une retenue d’eau d’une surface et d’une longueur maximales de 167 ha et de 10 km.

Elle reçoit sur la commune de Belleville "le Godiveau" (1,44 km) qui en traverse le bourg. Sur celle du Poiré, qu’elle traverse sur 15 km environ, elle reçoit principalement : sur la rive droite "la Jaranne" (ou "ruisseau de la Morandière" ou "ruisseau de la Remaudière", 8,5 km), "le Sermarin" (2,25 km) ; et sur la rive gauche le "ruisseau de la Bouchère" (5,08 km), "le Ruth" (10,06 km) et "le Courtin" (ou "ruisseau de la Micherie", 7,88 km). Ces affluents ayant eux-mêmes des sous-affluents tels "le Roc" ou "la Liée" se jetant dans "le Ruth". La mesure de leurs longueurs varie suivant que l’on prend ou non en compte toutes leurs sinuosités.

A sa sortie de la commune du Poiré, "la Vie" est à environ 15 m d’altitude[5], en aval sa pente est de l’ordre de 0,4 m pour 1 km, alors qu’elle est de 4 m pour 1 km en amont.

 

Bassin-versant de la Vie,
avec les réseaux de suivis quantitatifs, qualitatifs et piscicoles de ses eaux,
en 2005 selon le S.A.G.E. du bassin de la vallée de la Vie et du Jaunay[1].
 Profil topographique de la vallée de la Vie
faisant abstraction des sinuosités du cours de la rivière
avec en tireté, l’altitude moyenne des terrains environnant, d’après Mireille Ters[6].
Les carrés rouges représentent les anciens moulins à eau
s’y étant échelonnés à une époque ou une autre (ceux sur ses affluents exclus).

 

Au moins neuf moulins à eau ont existé sur la Vie (ceux sur ses affluents étant exclus), dont pour certains il ne reste que des traces.

En amont, le faible débit nécessitait de créer sur la rivière une réserve d’eau qui se remplissait la nuit et pouvait faire tourner le moulin durant la journée. Celui de "la Sauvagère", présent sur la carte de Cassini (1768-1770)[7] n’est plus sur le cadastre de 1836, et en 1866 son emplacement a été recouvert par la voie ferrée. Celui dit "le Gueurnaud", dont il subsiste un morceau de digue, n’existait déjà plus en 1768, la mémoire locale a seulement gardé le souvenir de son nom et celui de son meunier qui avait "disparu mangé par les loups"[8]. En 1830 fut créé dans le bas du village de "Montorgueil", celui dit "du Chemin", qui fut démoli en 1872, et dont les traces en 2019 n’étaient plus que très ténues.

Le "moulin du Chiron" (dit autrefois "moulin du Fief", village dont il dépendait), dont il subsiste quelques ruines, existait déjà en 1768. Détruit par les troupes républicaines durant la Révolution, il avait été relevé par Charette en 1795[9].

Plus en aval, celui de "la Petite Rolandière" de Maché, présent en 1768, a été ennoyé en 1966 par les eaux du barrage d’Apremont.

En 1542, le "rouleau d’Apremont"[10] indique près du château du même nom la présence d’un moulin qui n’existait plus en 1768, alors que ceux de "Gourgeau" et de "Dolbeau" déjà présents en 1542, le sont encore en 1768, et toujours en 2019. Le même montre en 1542 un "moulin du Payré" (ou "du Poiré") qui, vu sa localisation, à quelque 8 km de l’embouchure de "la Vie" et à 2 m d’altitude était probablement un moulin à marée. En 1768, il n’apparait plus sur la carte de Cassini.

"La Vie" en avril 2017 à sa source officielle auprès du "Deffend",
village de la commune du Poiré jusqu’en 1850.

"la Vie" en avril 2017 près de sa sortie de la commune du Poiré,
en bas de "la Boutière" et de sa
"planche" mégalithique détruite en 1989[11].

 

Les "érudits locaux" de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ont voulu voir dans "Vie" un dérivé du latin "Via", avec le sens de voie, rivière navigable. Pour d’autres, on pourrait y voir une racine pré-latine "vig", qui aurait le sens de "humide", et que l’on pourrait aussi trouver dans "Vienne"[12].

 

Le texte le plus ancien connu citant "la Vie", est le Cartulaire de l’abbaye Saint Cyprien de Poitiers, écrit en latin et remontant aux alentours de l’an 1025. Y est cité une "aqua vocitatam Vie" lors de la donation de l’église de Saint-Hilaire-de-Riez faite à l’abbaye Saint Cyprien de Poitiers par Ramnulfe, chevalier, avec le consentement de Guillaume de Parthenay, son seigneur[13].

En 1248, elle apparait sous le nom de "Via" dans le "Cartulaire de Bois-Grolland"[14].

En 1260 dans "les Hommages d'Alphonse, comte de Poitiers", registre énumérant tous ses fiefs, il est question de "l’aigue de la Vie" dans un passage concernant la paroisse du Poiré et rapportant que "Jean Ratier, seigneur de la Millière et vassal du seigneur de la Roche, tient de lui des terres et revenus, dont la garenne et la pêcherie du Fief, ainsi que des pouvoirs de justice et police dans la paroisse du Poiré et sur la Vie et son affluent le Maroil". Bien que la correspondance avec les noms de lieux actuels soit délicate, celui-ci pourrait être un ancien nom du "Ruth", et "la Taillée" et "l’Abumparère", qui suivent, ceux de "la Tailleferrière" et de "la Montparière"[15].

extrait du Cartulaire de Saint-Cyprien de Poitiers,
( vers 1025 )

extrait des Hommages d'Alphonse, comte de Poitiers,
frère de saint Louis - État du domaine royal en Poitou
( 1260 )

En 1872, son transcripteur soulignait les difficultés rencontrées
pour trouver la correspondance
entre les lieux cités dans le texte et les lieux actuels.


Le bassin versant de la vallée de la Vie est couvert par un "Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux". Le "SAGE" du bassin de la vallée de la Vie et du Jaunay[16] est l’un des huit couvrant la totalité du département de la Vendée (à l’exception de l’île d’Yeu), ce qui n’est pas le cas pour tous les autres départements. Il a été démarré en 2004, et approuvé en 2011, pour la plus grande satisfaction des riverains, des pêcheurs du Poiré et d’ailleurs, et de tous ceux concernés par la protection des ressources en eau et de leurs différents usages.

Extrait d’une carte de 2006 sur la qualité des eaux
dans la partie amont du bassin de la vallée de
"la Vie" (environ 24,1 x 16,8 km),
et localisation de la ZNIEFF de
"la Vie" et du "Courtin" (environ 8,3 x 4,8 km).

 

Pour ce qui est de la commune du Poiré, bien que les pollutions récurrentes occasionnées autrefois par les déversements nocturnes de la laiterie de Belleville, ou ceux de certain concessionnaire automobile à "la Poirière" de Belleville soient d’un lointain passé[17], la qualité des eaux en 2005 laissait encore à désirer. Une douzaine d’années plus tard la situation s’est sensiblement améliorée, ainsi que le montrent l’analyse des prélèvements faits dans "la Vie", pour ce qui concerne la commune du Poiré, au pont de "l’Orbreteau", au moulin du "Chiron", ou au pont de La Chapelle-Palluau, passant globalement de "médiocre" à "moyen", dans l’espoir de passer à "bon", voire "très bon". L’état de l’eau de "la Vie" est curieusement moins mauvais à sa sortie de la commune qu’à son entrée. Cette amélioration est passée par l’établissement de collaborations entre le SAGE et les acteurs concernés tels, au Poiré, des agriculteurs du "Chemin" de "la Faucherie" ou de "la Tirière", et d’autres.

 

Sur le Poiré, le long de la Vie, entre la planche de "la Braconnerie" et celle du "Douin" avec un prolongement le long de la vallée du "Courtin", l’Inventaire National du Patrimoine Naturel a délimité une Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (Z.N.I.E.F.F.)[18] dite "de la vallée de ‘la Vie’ et du ‘Courtin’ (ou de ‘la Micherie’)" couvrant 476 ha. On y relève la présence de 101 espèces végétales et de 37 espèces animales remarquables, avec parmi ces dernières : la genette et le très commun campagnol amphibie ; ou pour les oiseaux : la bergeronnette des ruisseaux ou la pie-grièche écorcheur… et pour les insectes : le cordulégastre annelé, la cordulie bronzée ou le grand capricorne[19]...

Quelques espèces remarquables de la flore[19] présentes en 2017 sur la
Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique de la vallée de la Vie :
Callitriche des marais (Callitriche stagnalis), Cirse des prairies, (Cirsium dissectum),
Croisette commune, (Cruciata laevipes), Bourgène (Frangula dodonei),
Cuscute à petites fleurs, (Cuscuta epithymum), Vesce cultivée (Vicia sativa),
Grande Berce (Heracleum sphondylium), Iris des marais (Iris pseudacorus),
Jonc épars (Juncus effusus)...

…ou, pour la faune[19] : le blaireau (Meles meles) et la loutre (Lutra lutra)
qui avaient presque disparu,
et dont des traces peuvent de nouveau se rencontrer de ci de là.

Ci-dessous et en 138 vues, un diaporama des espèces remarquables
répertoriées dans la Z.N.I.E.F.F. du haut bassin de la Vie :

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Autres mentions

En aval du "Pas Opton" (entre le Fenouiller et Commequiers) "la Vie" était autrefois utilisée pour la navigation. C’est pour cela qu’aujourd’hui elle y fait partie du "domaine public fluvial" puis ensuite du "domaine public maritime".

Au début du XVIe siècle, le transport par eau, quand il était possible, était de loin le plus efficace. Le seigneur d’Apremont (et autres lieux) était alors Philippe Chabot (1492-1543), un personnage politique et militaire de premier plan du règne de François Ier[20]. Localement, il souhaita prolonger la navigation sur "la Vie" jusqu’au pied du château, qu’il avait fait reconstruire en 1534. Il est resté de ce projet, un "Plan figuratif du château d'Apremont et du cours de la rivière de Vie" (524 x 28,5 cm), commenté et dessiné sur parchemin par Jehan Florentin en 1542, et qui est connu sous le nom de "rouleau d’Apremont"[10].

Trois "portes" (écluses) étaient envisagées sur la rivière. Au "moulin du Payré" (probablement à marée et aujourd’hui disparu) : "une simple porte de douze pieds de large et de huit pieds de haut pour passer le bateau sans faire de dommage au dit moulin…". Au "moulin de Dolbeau" : "une double porte pour monter et descendre le bateau, et hausser la chaussée du dit moulin de deux pieds, et aussi faudrait hausser les roues d’autant, et ce faisant les moulins seront meilleurs qu’à présent…". De même au "moulin de Gourgaud"[10], à 800 m en aval d’Apremont. 

Les "portes" projetées pour rendre la rivière "la Vie" navigable jusqu’à Apremont :
- une porte simple adossée au
"moulin à marée du Payré",
proche du bourg de (Notre-Dame-de-)Riez,
et devant s’ouvrir aux bateaux à marée haute ;
- une porte double faisant franchir la chaussée du
"moulin de Dolbeau",
au niveau de Commequiers et de Saint-Maixent ;
- une autre porte double faisant franchir la chaussée du
"moulin de Gourgeau".
La navigation se terminant devant le château d’Apremont
et la chaussée de son moulin.

Un autre problème était abordé sur le plan de Jehan Florentin : le franchissement périlleux de la barre qui se forme dans la mer au débouché de "la Vie", "et où se perdent beaucoup de navires et de gens". La solution proposée était de couper la "dune de la Garenne" pour donner aux bateaux un accès direct à la mer. Ce ne fut pas fait, et cinq siècles plus tard le problème existe toujours.

La confluence de la Vie et du Jaunay près du bourg de Saint-Gilles.
Croix-de-Vie ne surgira sur la rive opposée qu’un demi-siècle plus tard.
A gauche de l’embouchure, la flèche dunaire de la pointe de la Garenne
et le projet de coupure qui aurait permis aux bateaux
d’éviter les problèmes posés par le franchissement la barre,
qui a toujours été délicat par gros temps.

En 1538-1540, des rivalités entre politiques proches de François Ier conduisirent à une mise en accusation de Philippe Chabot[20] pour malver-sations diverses, et même trahison. Déchu, jeté en prison, ruiné, il ne fut réhabilité et ne connut un retour en faveur auprès du roi qu’en mars 1541. Mais sa santé, peut-être suite à sa détention, s’était dégradée et il mourut peu après, sans avoir pu mener à bien son projet de rendre "la Vie" navigable de son embouchure à Apremont. 

En 1542, au pied du château d’Apremont,
reconstruit en 1534 dans le style du début de la Renaissance française
par Philippe Chabot (1492-1543), amiral de France,
seigneur de Brion et d'Aspremont, comte de Charny et de Buzançais,
chevalier des ordres de Saint-Michel et de la Jarretière,
gouverneur de Bourgogne et de Normandie…
le futur port fluvial d’Apremont, projeté mais jamais réalisé.
Le château, dans le bas duquel on remarque l’entrée de sa célèbre
"voute cavalière",
sera démoli en 1743, à l’exception de ses deux tours.

Ci-dessous et en douze vues, un diaporama du
"ROULEAU d'APREMONT" :

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Sources et références

(sauf mention contraire, les illustrations sont dues à M. Mignet)

[1]

Ce nouveau nom pour Le Poiré a été officialisé le 27 septembre 1870 et le 20 janvier 1871, par des décrets du Gouvernement de la Défense Nationale, qui avait succédé au Second Empire après la défaite de Sedan (1er septembre 1870), ayant en charge la défense du territoire mais où certains politiciens se souciaient autant de revanches politiques.

 
[2]

Sources de la carte : le "Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux de la Vie et du Jaunay", et les plans cadastraux du Poiré et de Belleville (Arch. dép. de la Vendée : 3P 178 et 3P 019).

 
[3]

Sources et enquêtes diverses et, pour les moulins sur Le Poiré, voir d’Eugène-Marie Vincent : les Moulins du Poiré-sur-Vie, 2012, inédit, 42 p.

 
[4]

Banque Hydro - Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer : "Synthèse des données hydrologiques de la Vie à la Chapelle-Palluau (N1001510)".

 
[5]

Cartes et relevés de l’Institut géographique national en 1989.

 
[6]

Mireille Ters, La Vendée littorale, étude de Géomorphologie, thèse d'Etat, faculté de lettres, Rennes, imprimerie Oberthur, 1961, 578 p.

 
[7]

Pour la présence, ou non, des moulins : Carte générale de la France (dite de Cassini), feuille 132 (ou 93), "les Sables-d'Olonne", 1768-1770 ; ainsi que les plans cadastraux dit "napoléoniens" du début du XIXe siècle (Arch. dép. de la Vendée : 3 P…). 

 
[8]

Le moulin "le Gueurnau" n’est présent ni sur les cartes, ni sur les plans cadastraux. Son souvenir n’a subsisté jusqu’à aujourd’hui que par des traces évidentes sur le terrain, et par ce qu’en rapporte la mémoire locale (anecdotes inclusivement) recueillie en 2018 auprès des familles Potier et Bernard, de "l’Aubonnière", le village qui en est le plus proche.

 
[9]

Cahier des réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré (Méd. mun. de La Roche-sur-Yon : ms 019) ; voir aussi de Lorvoire (Jean-Claude), "les Réquisitions de l’armée catholique et royale dans la paroisse du Poiré-sur-Vie", in Recherches vendéennes, n° 3, 1996, p. 257-299.

 
[10]

Le "rouleau d’Apremont" (Bibliothèque nationale de France, département des cartes et plans ( GE A-364 (RES) ). Les différents éléments de travaux nécessaires pour rendre la Vie navigable, sont consignés dans des phylactères aux différents endroits concernés, le long du cours de la rivière. On remarquera à propos du moulin actuellement écrit "de Gourgeau", que sur "le rouleau" il est écrit "de Gour Jaud", ce qui rend son étymologie transparente. Une "goure", dans le sens où on l’emploie toujours le long de la Sèvre nantaise : désigne l’espace de rivière compris entre deux chaussées de moulin ; et en "parlanjhe", un "jau" est un coq (A.-J. Verrier et R. Onillon, Glossaire étymologique et historique des patois et des parlers de l'Anjou, 1908, t.1, p. 442 et 497). Ce qui donne pour "le moulin de Gour Jaud" : "le moulin du bief du coq", avec sa prononciation finale traditionnelle en "ao" par opposition à celle en "ia" des noms terminés par "eau", tel que "Dolbeau". Distinctions de prononciations ("Gourjao" et "Dolbia") confirmées en 2019 par Gisèle Fillon, née en 1938 près de "Dolbeau" (lequel nom est, par contre, prononcé "Dolbére" en maraichin).

 
[11]

Cette "planche de la Boutière" était formée autrefois de longues dalles de granit. Elle fut détruite afin de rendre plus confortable le passage des sentiers de randonnée ("de la Boutière", "des Mégalithes" et "de la Vie"), et plus particulièrement celui des cyclistes.

 
[12]

Rouillé (Joseph) et Couton (Marcel), Au fil de la Vie : Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 1966, 114 p. ; Le Quellec (Jean-Loïc), Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, 2006, p. 411.

 
[13]

"Cartulaire de Saint-Cyprien, vers 1025", in Arch. historiques du Poitou, t. III, 1874, p. 338-339. Parmi les signataires : Geoffroy II (v.990-1055) vicomte de Thouars, Guillaume Ier de Parthenay († 1058) et son fils Guillaume, Guillaume Ier le Chauve de Talmond (v.984-1049) et son fils Guillaume II le jeune (1049-1058).

 
[14]

"Cartulaire de Bois-Grolland", in Cartulaires du Bas-Poitou, publiés par Paul Marchegay, 1877 (Arch. dép. de la Vendée : BIB B 1366) ; "Bois-Grolland" étant situé à (au) Poiroux.

 
[15]

Hommages d'Alphonse, comte de Poitiers, frère de saint Louis. État du domaine royal en Poitou (1260), manuscrit des Archives nationales publié par Abel Bardonnet, 1872, p. 11-12.

 
[16]

Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) de la Vie et du Jaunay ; Lettre du Sage de la Vie et du Jaunay, 2009, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2019...

 
[17]

Témoignages recueillis en 2017 auprès de Jean-Luc Perrin, du village de "la Métairie", près duquel coule "la Jaranne", et de Félix Fleury, du village du "Deffend", où se trouve la source de "la Vie".

 
[18]

Voir dans l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (I.N.P.N.) : la Zone naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique de la vallée de "la Vie" et du "Courtin" au Poiré-sur-Vie. Cette Z.N.I.E.F.F. est de type II, c’est-à-dire qu’elle recouvre "des espaces intégrant des ensembles naturels fonctionnels et paysagers, possédant une cohésion élevée et plus riches que les milieux alentours".

 
[19]

Cf. la liste des 138 espèces animales et végétales particulières "déterminantes", "autres" et "à statut réglementé" inventoriées dans la Zone naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique de la vallée de "la Vie" au Poiré-sur-Vie ; contrairement aux autres photos des notices toponymiques du Poiré et de celles de Montaigu, les photos illustrant cette liste sont d’origines diverses et, a priori, libres de droits d’auteur.

 
[20]

Voir la biographie de Philippe Chabot par Robert Jean Knecht dans "Les Conseillers de François Ier", 2011, p. 463-480. L’innocence de Philippe Chabot dans les malversations dont il fut accusé, semble ne pas être aussi simple que sa réhabilitation et son retour en faveur pourraient le faire penser.

 

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